Quand Louis de Funès vivait à Saint-Étienne : le destin méconnu d’un futur monument du cinéma

Quand Louis de Funès vivait à Saint-Étienne : le destin méconnu d’un futur monument du cinéma

Avant de devenir le gendarme Cruchot, le commissaire Juve ou l’inoubliable Victor Pivert, Louis de Funès a connu une vie bien éloignée des plateaux de cinéma. Peu de Stéphanois le savent, mais le futur roi du rire a vécu plusieurs mois à Saint-Étienne en 1936, une période discrète qui a pourtant marqué son existence.

À seulement 22 ans, Louis de Funès arrive dans la cité ligérienne avec sa compagne, Germaine Élodie Carroyer. Le jeune homme est alors loin d’imaginer le destin exceptionnel qui l’attend. Pour gagner sa vie, il est embauché comme étalagiste au magasin Uniprix, devenu par la suite Monoprix, sur la place du Peuple. Son travail consiste à mettre en valeur les vitrines du magasin, un métier créatif qui exige déjà minutie, sens du détail et imagination.

Le couple s’installe dans une modeste chambre sous les toits, au 3 rue Mercière, à proximité immédiate du magasin. Les conditions de vie sont modestes, mais cette période représente une étape importante dans la jeunesse de celui qui enchaînera ensuite les petits métiers avant de connaître la célébrité.

Un mariage célébré à Saint-Étienne

C’est également dans la capitale du Forez que Louis de Funès franchit une étape majeure de sa vie personnelle. Le 27 avril 1936, il épouse civilement Germaine Carroyer à Saint-Étienne. De cette union naîtra un fils, Daniel. Le mariage ne résistera cependant pas aux difficultés du quotidien et le couple se séparera quelques années plus tard.

Des années de galère avant le succès

À cette époque, rien ne laisse présager la carrière exceptionnelle qui attend le jeune employé d’Uniprix. Après son passage à Saint-Étienne, Louis de Funès multiplie les petits boulots. Il devient notamment pianiste dans les bars parisiens, où son sens du rythme et son tempérament comique commencent à s’exprimer. Les premiers rôles au cinéma se font attendre : il faudra patienter jusqu’aux années 1960 pour que son talent éclate au grand jour avec des films devenus cultes.

Un retour remarqué

Si son séjour stéphanois est resté relativement bref, Louis de Funès n’oubliera pas totalement la ville. Au début des années 1970, il y revient pour présenter sur scène la pièce Oscar, qu’il avait déjà portée avec succès avant son adaptation au cinéma. Un retour symbolique dans une ville où personne, trente-cinq ans plus tôt, n’aurait imaginé que le discret étalagiste deviendrait l’un des acteurs préférés des Français.

Une page méconnue de l’histoire stéphanoise

Aujourd’hui encore, cette parenthèse stéphanoise demeure peu connue. Pourtant, elle rappelle que les plus grands destins se construisent souvent dans l’anonymat. Avant les triomphes du Gendarme de Saint-Tropez, de La Grande Vadrouille, de Rabbi Jacob ou de La Folie des grandeursLouis de Funès était simplement un jeune homme venu chercher du travail à Saint-Étienne.

Une anecdote qui enrichit le patrimoine historique de la ville et témoigne du passage, discret mais bien réel, d’un futur monument du cinéma français dans les rues stéphanoises.

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Rédaction

Dialogues sur Saint-Etienne et sa Métropole avec les ligériens et ceux qui passent sur notre territoire. Chaine faite par des bénévoles, depuis Aout 2023.

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