Dans sa série consacrée aux grandes figures de la Loire, Christian Chassagne revient sur les personnalités qui ont marqué l’histoire du département à travers son Dictionnaire des personnalités marquantes de la Loire.
Charles Joseph Beauverie figure parmi ces artistes dont le parcours est étroitement lié au Forez.
Né le 17 septembre 1839 à Lyon, Charles Joseph Beauverie est issu d’une famille modeste. Son père, maître charpentier et compagnon du Tour de France, l’oriente d’abord vers l’apprentissage d’un métier. Après ses études secondaires à Lyon, le jeune Charles est admis, en 1855, comme élève à l’École impériale des beaux-arts de Lyon, où il se forme notamment au dessin de fabrique destiné à l’industrie de la soierie lyonnaise.
Son passage dans cet établissement est toutefois de courte durée. Son père le fait entrer chez l’un de ses amis, quincailler. Mais Beauverie ne renonce pas à sa vocation artistique. Il gagne ensuite Paris, où il intègre l’École des beaux-arts.
Le 26 septembre 1868, il épouse à Villeurbanne Marie Clotilde Giraud, plus âgée que lui. Le couple s’installe à Montmartre, où Beauverie acquiert une maison.
L’artiste développe alors une importante activité de dessinateur et de graveur. Il réalise notamment de nombreuses planches pour L’Illustration Nouvelle, ainsi que des gravures représentant des villages, des paysages ruraux et des chaumières.
La découverte du Forez
C’est grâce à son amitié avec le photographe et collectionneur Félix Thiollier que Charles Joseph Beauverie découvre véritablement le Forez. Il reproduit notamment certains de ses dessins et réalise des gravures à partir de ses photographies.
En 1888, Beauverie franchit une nouvelle étape en venant s’installer à Poncins, dans la Loire. Il y trouve une nouvelle source d’inspiration et réalise de nombreux paysages représentant les campagnes et les villages du Forez. Il exerce également comme graveur d’interprétation.
Sa carrière artistique est reconnue par les pouvoirs publics : en 1895, Charles Joseph Beauverie est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
Aujourd’hui encore, ses œuvres sont conservées et présentées dans plusieurs musées français, notamment à Auxerre, Avignon, Clermont-Ferrand, Beauvais, Montbrison, Pommiers, Saint-Étienne et Feurs.
Charles Joseph Beauverie s’éteint le 5 mars 1923 à Poncins, après avoir consacré une grande partie de sa vie à l’art et au paysage, laissant derrière lui de nombreux témoignages artistiques de son époque et, en particulier, du patrimoine du Forez.
Source : Bulletin de la Diana, tome XLVIII, n° 7, par Ph. Tillon.
Share this content:
