Que serait Saint-Etienne sans “TERRENOIRE” ?
Terrenoire, de hameau rural est devenu un important centre sidérurgique, puis une commune industrielle, avant d’être intégré à Saint‑Étienne en 1970. Aujourd’hui, tout en préservant son héritage (bassins, fours, bâtiments ouvriers, église centenaire), Terrenoire se transforme : mixité, espaces verts, projets de rénovation, et dynamisme culturel font de ce quartier un lieu où se rencontre le passé industriel et un avenir urbain repensé.
Les trois personnages les plus célèbres sont Henry’s le funambule, Miss France 1968, Gérard Farison et quelques personnages bien connus de la population locale, qui disparaîtront des mémoires peu à peu.
1821‑1832 : Terrenoire, au départ un paisible hameau de Saint‑Jean‑Bonnefonds, voit apparaître ses premiers hauts‑fourneaux et forges, notamment autour du puits de mine de Janon.
Cette croissance est portée par la Compagnie des Fonderies et Forges de Terrenoire, née de la fusion de plusieurs sociétés sidérurgiques. Dès le Second Empire, c’est le premier producteur national de rails grâce au procédé Bessemer.
Les infrastructures s’adaptent : création du bassin de Janon (1850‑1860) pour refroidir l’acier, construction d’un tunnel ferroviaire en 1829, puis d’une voie de surface après son effondrement en 1860, la construction du viaduc viendra bien plus tard.
Le 17 février 1866, Terrenoire devient commune par un décret impérial, avec comme premier maire Jules Euverte, directeur de l’usine. 1867, la paroisse est créée. En 1882, un tramway relie Terrenoire à Saint‑Étienne, consolidant l’essence urbaine de la commune. En 1889, la faillite de l’usine marque un coup d’arrêt, mais le site renaît quelques années plus tard, conservant son identité industrielle.
Dans les années 1960, forte urbanisation : nouveaux immeubles, centre social, stade, caserne de gendarmerie, couverture du Janon pour améliorer l’hygiène. Le projet d’annexion est rejeté en 1966, mais relancé en 1969 et validé par arrêté préfectoral le 17 novembre 1969. Le 1er janvier 1970, Terrenoire devient officiellement un quartier de Saint‑Étienne, entraînant des changements administratifs, comme ajustements de tarifs, réorganisation de services et projets urbains. Alors que la population était en majorité contre cette absorbation…

Terrenoire et son patrimoine :
- Le bassin de Janon, lieu de loisirs et joutes nautiques jusqu’en 1940.
- La place Aristide‑Briand avec ses logements ouvriers, la halle des fours Martin ( 1874 ), l’église paroissiale construite entre 1897 et 1928 avec son orgue classé à l’inventaire des Monuments Historiques.
- Le viaduc et l’ancienne gare ferroviaire, aujourd’hui vestiges de cette riche époque industrielle.
- le stade de Janon qui a vécu quelques heures de gloire et les élèves de la première classe football avec une pensée émue pour Jean- Paul Verne.
- Et pour les plus chahuteurs la rue Bonaparte…
Population et vie locale aujourd’hui :
- Environ 7 000 habitants, mixité sociale, espaces verts, sportifs et associatifs (notamment SUC Terrenoire fondé en 1982).
- Présence du groupe musical Terrenoire, originaire du quartier, symbole de son renouveau culturel.
Renouveau urbain :
Depuis 2022, un vaste projet urbain est engagé : démolition ciblée de bâtiments, création d’espaces paysagers, rénovation de voirie et relogements sont prévus dans une concertation active avec les habitants.
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